
Le choix entre inhumation et crémation est souvent guidé par les convictions du défunt, ses souhaits exprimés de son vivant, ou les traditions familiales. Pour décider sereinement, voici les principales différences.
L'inhumation
Le défunt est inhumé dans un cimetière, en pleine terre ou dans un caveau. Il faut disposer d'une concession, c'est-à-dire d'un emplacement accordé par la commune pour une durée déterminée (temporaire, trentenaire, cinquantenaire ou parfois perpétuelle, selon les communes). Si la famille possède déjà une concession, il faut vérifier qu'il reste de la place.
L'inhumation offre un lieu de recueillement durable, que l'on peut fleurir et entretenir. Un monument funéraire peut être posé ensuite : c'est le rôle de la marbrerie.
La crémation
Après la cérémonie, le corps est incinéré dans un crématorium. Les cendres sont recueillies dans une urne. La loi encadre leur destination : elles ne peuvent pas être partagées ni conservées à la maison. Plusieurs choix sont possibles :
- l'inhumation de l'urne dans une sépulture ou une cavurne ;
- le dépôt dans une case de columbarium ;
- la dispersion dans un jardin du souvenir ;
- la dispersion en pleine nature, hors voies publiques, après déclaration à la mairie de naissance du défunt.
La famille dispose d'un délai pour décider de la destination des cendres ; l'urne peut être conservée au crématorium pendant ce temps.
Quels critères pour décider ?
- Les volontés du défunt : elles priment. Vérifiez s'il existe un contrat obsèques ou des souhaits écrits.
- Le besoin d'un lieu de mémoire : tombe, columbarium ou jardin du souvenir.
- Les convictions religieuses de la famille.
- Le budget : concession et monument d'un côté, crémation et destination des cendres de l'autre.
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